Un transceiver CW 40m QRP 1 Watt.

Ce petit transceiver CW, 40m , 1 Watt a été décrit dans QST de Novembre 1994 par Dave Benson, NN1G et republié dans « QRP Power » aux éditions ARRL. Son originalité repose sur le fait de ne pas employer d’étage amplificateur FI dans sa partie réception. Il reste cependant étonnement sensible. En effet, le premier étage mélangeur ( NE612 ) fournit un gain de 13dB, suivi du BFO également construit autour d’un NE612 ( 13 dB de gain ), puis  d’un NE5532, double amplificateur différentiel dont chaque étage fournit 30 dB de gain. Au total, ce petit récepteur se présente avec un gain total de 86 dB, ce qui est requis au niveau de l’engeenering d’un récepteur Ondes Courtes.

Une vue d’ensemble du transceiver CW 40m, 1Watt.

Le récepteur comporte un filtre à quartz de 4MHz, constitué uniquement de deux quartz qui alimente directement le BFO. Les quartz sont appairés et testés avant le câblage, afin de trouver une paire résonnant sur la même fréquence. Ce test s’effectue à l’aide d’un oscillateur Colpitts ou Pierce et à l’aide d’un fréquencemètre. On aperçoit sur le schéma un transistor FET inséré entre les deux amplificateurs BF. Son rôle est de bloquer le récepteur lors de l’émission ( muting ) tout en laissant passer une infime partie du signal ( résistance de 4.7MOhms ) pour assurer le monitoring. Il n’y a pas de réglage de volume, le seul réglage de gain est celui du gain HF placé en tête du récepteur. Cette simplification n’ampute en rien les performances du récepteur.

Le schéma du 40/40.

Par manque de disponibilité, la self d’entrée T1 a été remplacée par un tore T-68-2. Pour ce faire, il convient de calculer l’inductance du tore d’origine pour adapter le nombre de spires sur celui de disponible, l’enroulement secondaire ayant le quart du nombre de spires du primaire.

Pour obtenir une note à la sortie du BFO, le quartz de ce dernier doit être légèrement décalé en fréquence  par rapport à celle du filtre à quartz. Le plus simple consiste à se fournir d’une dizaine de quartz marqués 4MHz et de faire le tri par la méthode de test citée plus haut.

La partie émission est bien plus classique, l’oscillateur local calé sur 3 MHz sert aussi pour les deux mélangeurs NE612 en émission et réception. C’est un oscillateur Colpitts, où il est vivement recommandé d’utiliser des condensateurs du type NPO, qui compensent la dérive du tore L1. Afin de contrôler cette dernière, il est aussi d’usage de doubler les capacités C5 et C6, afin de répartir la chaleur dégagée par les courants HF au niveau de ces composants. Cette pratique a été utilisée pour tous les oscillateurs construits autour des modules Bingo de F6BCU et rendent l’oscillateur local très stable.

Le mélange fournit par Q2 et U5 génèrent entre autres du 7MHz filtré avant l’attaque du buffer constitué par deux simples 2N2222 ( du type métallique ). Le P.A. est un classique 3N3866 classe C qui fournit le Watt HF.

Le circuit de Break-in est original dans le sens où il est constitué par un pont de diodes alimenté en +12V.

Sa construction s’est faite câblage en l’air appelé outre-Atlantique « uggly construction », « dead bug construction » ou « Mahattan Construction ». Son but est d’être activé en portable, soit en sortie VTT soit en SOTA/GMA. L’ensemble sera accompagné d’un boîtier de même type contenant l’ATU/ROS-mètre et les batteries nécessaires à son trafic.

La mise au point de la partie réception.

L’image ci-dessus montre la mise au point du récepteur à l’aide d’un atténuateur à plots connecté au générateur HF DDS.

 

L’emplacement des différents éléments du transceiver.

D’ores et déjà, suivant la propagation, des distances de 900km ont été atteintes avec une antenne long fil de 45m.

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